Percée de pions : sacrifier pour faire dame

Les Blancs jouent et gagnent

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Deux pions contre deux pions, loin des deux rois : aucun roi n'arrive à temps. La percée consiste à donner un pion pour que l'autre file plus vite que tout ce qui reste sur l'échiquier.

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Pas besoin de compte. L'adversaire n'abandonne jamais, et chaque erreur est expliquée.

La percée

Les Blancs jouent et gagnent · Gagner contre une défense parfaite

Réveil du moteur…

La théorie

Voyez la méthode : lancez la lecture pour voir l'idée gagnante se dérouler, ou avancez coup par coup.

La plupart des structures de pions sont des murs : solides, symétriques, infranchissables. La percée, c'est la charge de démolition : un sacrifice de pion qui, en deux coups, transforme une majorité bloquée en pion passé imparable.

Le mécanisme, c'est la surcharge. Dans cette position, un seul pion défenseur garde les deux cases où tes pions veulent entrer. Pousse dans l'une ou dans l'autre et le défenseur se retrouve devant le dilemme classique de la surcharge : s'il prend, l'autre case d'entrée tombe ; s'il refuse, le pion poussé continue tout simplement sa route. Dans les deux cas, un pion passé surgit hors de portée du roi adverse.

Le mur classique de trois pions. La percée d'école, c'est trois pions contre trois, les rois au loin. Le pion central ouvre par b6, et quel que soit le pion qui prend, l'autre pion d'aile suit et le troisième passe : le premier à jouer fait dame. Le défenseur n'a qu'une seule parade, et c'est l'image en miroir, pousser lui-même son pion central pour fermer la porte, car avancer un pion d'aile à la place offre justement la percée. Et l'équilibre est exact, alors compte avant de faire sauter la charge : ajoute un seul pion à côté du mur et chaque prise peut être compensée par une prise, et la percée meurt.

La liste de contrôle avant de faire sauter la charge. (1) Le roi adverse est-il hors du carré du pion qui va survivre ? La percée est irréversible : compte d'abord. (2) Le défenseur a-t-il une contre-percée ou un coureur plus rapide que le tien ? Ici son roi n'est qu'un spectateur et ses pions sont figés, la réponse est donc nette. En partie, cette seconde question t'évite bien des sacrifices brillants et perdants.

Pourquoi en faire un exercice : les percées décident des parties où les deux joueurs se disent « position bloquée, c'est nulle ». L'œil qui repère un défenseur chargé de deux cases gagne ces parties sur-le-champ. Ici, la table de finales confirme chaque variante : le sacrifice n'a rien de spéculatif, c'est de l'arithmétique.

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