Position de Philidor en pratique : la nulle

Les Noirs jouent et font nulle, d'après Philidor

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C'est le pendant défensif de la Lucena : la tour sur la troisième rangée, de la patience, puis des échecs par derrière. Apprends ça une bonne fois, et les finales de tours avec un pion de moins feront nettement moins peur.

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Vous découvrez cette finale ? Apprenez d'abord la méthode : La position de Philidor

Pas besoin de compte. L'adversaire n'abandonne jamais, et chaque erreur est expliquée.

La position de Philidor

Les Noirs jouent et font nulle · Tenir la nulle contre un jeu parfait

Réveil du moteur…

La théorie

Voyez la méthode : lancez la lecture pour voir l'idée gagnante se dérouler, ou avancez coup par coup.

Ta tour contrôle la troisième rangée, donc la sixième de l'attaquant. Cette rangée fait barrière : le roi attaquant ne doit pas la franchir tant que son pion reste derrière. Et ne redoute pas l'échange des tours sur cette rangée : sans les tours, ton roi devant le pion annule la finale de pions sans peine.

Se retrouver avec un pion de moins dans une finale de tours est l'un des sorts les plus courants aux échecs, et l'un des plus faciles à annuler. La position de Philidor en est la raison.

La barrière. Ton roi devant le pion, installe ta tour sur TA troisième rangée (la sixième de l'attaquant). Le roi attaquant n'a plus le droit d'y poser le pied pour soutenir son pion : sans le soutien du roi, pas de progrès. L'attaquant peut tourner en rond cinquante coups durant ; tu tournes en rond avec lui, le long de la rangée. La troisième rangée n'est que le cas limite : la même barrière tient tout aussi bien une ou deux rangées plus tôt, et c'est pour cela que les manuels la montrent toujours ici.

La bascule. Tôt ou tard, il ne lui reste qu'une tentative : pousser le pion sur la rangée gardée. Ce coup de pion est ton signal, la barrière n'a plus d'utilité : ta tour file à l'autre bout de l'échiquier et se met à donner échec par-derrière. Le pion avancé, le roi n'a plus d'abri contre les échecs : nulle.

L'erreur classique consiste à quitter la troisième rangée un coup trop tôt, 'pour être actif'. Dès que le roi attaquant est centralisé et que sa tour est active, il campe sur la sixième et la nulle théorique s'envole. Ici, la tour blanche est encore passive derrière son pion, si bien qu'un départ prématuré passe quand même ; tiens la rangée malgré tout, car c'est l'habitude qui te sauvera quand les pièces adverses seront bien placées.

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