Forteresse avec tour et pion contre dame
Les Blancs jouent et font nulle
JouerUne dame entière contre ta tour et ton pion, et pourtant la position est nulle de chez nulle. La tour garde la troisième rangée, le pion la protège, et cette forteresse n'exige qu'une chose : n'y touche pas.
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Vous découvrez cette finale ? Apprenez d'abord la méthode : La forteresse
Pas besoin de compte. L'adversaire n'abandonne jamais, et chaque erreur est expliquée.
La forteresse : tour et pion contre dame
Les Blancs jouent et font nulle · Tenir la nulle contre un jeu parfait
Réveil du moteur…
La théorie
Voyez la méthode : lancez la lecture pour voir l'idée gagnante se dérouler, ou avancez coup par coup.
Seules deux idées perdent. Pousse le pion, et la tour perd son défenseur. Sors par Rh3, et ton roi quitte son abri. Tous les coups d'attente en f1, g1 ou h2 tiennent indéfiniment.
Les forteresses sont l'angle mort du décompte de matériel : des positions où un camp est désespérément en retard aux points et parfaitement en sécurité sur l'échiquier. Dame contre tour et pion est la plus importante en pratique, car quantité de finales de tours et de dames perdues peuvent choisir de liquider vers elle.
L'architecture. Le pion protège la tour ; la tour se poste sur la troisième rangée, coupe l'échiquier en deux et abrite le roi derrière elle. Cette seule chaîne répond à tout ce que la dame peut tenter : aux échecs, le roi répond en se déplaçant à l'intérieur de son abri ; les attaques sur la tour ne changent rien puisqu'elle est défendue ; et le roi adverse ne franchira jamais la rangée barrée pour venir attaquer la chaîne une seconde fois. Un attaquant seul face à une structure qui se défend toute seule, ce n'est pas un siège, c'est une pantomime.
Les deux péchés. Cette forteresse-ci ne peut mourir que par suicide. Ailleurs, les forteresses tombent aussi par zugzwang, quand le défenseur n'a plus de coups d'attente et doit briser sa propre chaîne ; ici, ton roi garde toujours une case de réserve, donc seule ta main peut perdre la position. Pousser le pion a l'air actif et brise la chaîne : la tour ne s'appuie plus que sur le roi, et le roi adverse vient tout simplement chercher le pion (1.f3 ? Dd2+ 2.Rh3 Rf4 3.Tg4+ Rxf3), ce qui te laisse une finale dame contre tour perdue. Sortir le roi, ne serait-ce que d'une case au-delà de la couverture de la tour, appelle l'échec qui sépare définitivement le roi de la tour. La règle de toutes les forteresses : quand la position ne peut plus être améliorée, arrête de vouloir l'améliorer.
Où tu t'en serviras. Si tu défends dame contre tour avec un pion de plus, c'est le dispositif que tu vises dès le premier coup ; si tu l'attaques du côté de la dame, c'est la raison pour laquelle tu gardes les pions HORS de l'échiquier au moment de convertir. Notre exercice dame contre tour enseigne le gain sans pions ; cette position est précisément la raison d'être de cette distinction.
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