Centurini : fou et pion contre fou de même couleur

Les Blancs jouent et gagnent, d'après Centurini

Jouer

Les deux fous jouent sur les cases noires, et le roi noir est en b8, devant ton pion, sur une case noire lui aussi. Un roi sur une case de la couleur des fous peut être chassé. Le fou noir n'a qu'une grande diagonale pour garder b8. La règle : si son fou tient b8 depuis la grande diagonale, bloque-la sur b8 même, avec ton fou protégé par ton roi.

Mis à jour le

Tu découvres cette finale ? Apprends d'abord la méthode : Le fou de la mauvaise couleur

Pas besoin de compte. L'adversaire n'abandonne jamais, et chaque erreur est expliquée.

Centurini : fous de même couleur

Les Blancs jouent et gagnent · Gagner contre une défense parfaite

Démarrage du moteur…

La théorie

Regarde la méthode : lance la lecture pour voir l'idée gagnante se dérouler, ou avance coup par coup.

Pousser tout de suite perd le pion. Après b7 Rxb7, plus rien ne peut aller à dame. C'est nulle.

Dans les années 1850, le maître italien Luigi Centurini a dégagé une règle, depuis confirmée en tout point par les tables de finales, qui détermine l'issue des finales de fous de même couleur avec un seul pion : tout dépend des deux diagonales passant par la case de promotion et de la possibilité réelle pour le fou défenseur de les utiliser toutes les deux.

La règle des deux diagonales. Si le fou défenseur garde la case de promotion depuis une GRANDE diagonale, le fou attaquant peut venir sur cette même diagonale pour le défier. Le défenseur doit alors soit échanger et entrer dans une finale de pions perdue, soit se replier sur l'AUTRE diagonale passant par la case de promotion. Si cette seconde diagonale compte au moins quatre cases, il peut passer sans cesse de l'une à l'autre et, avec son roi qui maintient l'opposition derrière, la partie est nulle. Si elle en compte moins de quatre et que le roi et le fou attaquants peuvent la couvrir entièrement, la déviation gagne.

Pourquoi le pion cavalier est idéal. Pour un pion en b6, la seconde diagonale passant par b8 n'offre au fou qu'une case, a7, déjà contrôlée par le pion. En pratique, le fou défenseur n'a donc qu'une diagonale, soit une de moins qu'il n'en faut selon la règle. Le seul espoir du défenseur est son roi en b8. Le roi attaquant doit d'abord contourner le pion et le déloger grâce aux coups d'attente du fou qui provoquent le zugzwang.

Le piège de l'ordre des coups est instructif dans cet exercice : chercher tout de suite à promouvoir le pion gâche aussitôt le gain, tandis que les deux coups calmes du roi gagnent. Dans les finales de fous de même couleur, tout repose sur le roi et la géométrie. Le pion joue en dernier.

Continue

Les 24 positions : finales de fousSuivre le programme complet (gratuit)