Dame contre tour
Un « gain de base » qui humilie des maîtres depuis des siècles
Dame contre tour est gagnant pour la dame : la tablebase indique mat en 31 coups au maximum. C'est aussi la finale où les gagnants humains échouent le plus souvent : la tour s'accroche à son roi, les échecs semblent ne jamais finir, et le compteur des 50 coups grimpe. Le gain est réel, mais il doit être appris.
Jouer cette finale (gratuit)Pourquoi c'est difficile : la tour se blottit contre son roi
La stratégie du défenseur est simple et exaspérante : garder la tour adjacente au roi (ou à un saut de cavalier là où elle ne peut pas être fourchée), refuser tout échange, et donner l'échec dès que votre roi avance sans prudence. Séparée de son roi, la tour tombe à une fourchette de dame en quelques échecs ; chaque défenseur le sait, donc les deux pièces se déplacent comme une seule unité blottie vers le bord le plus sûr.
Vos atouts : la dame surpasse absolument la tour en portée, votre roi est autorisé à rejoindre l'attaque (le roi du défenseur ne peut jamais aider sa tour), et le zugzwang ; le regroupement dispose de très peu de mouvements sûrs, et vous pouvez l'en priver.
La méthode gagnante
Phase un : encaisser. Utilisez les échecs de la dame et les pas du roi pour pousser la paire défenseure vers le bord de l'échiquier. Centralisez votre dame, faites avancer votre roi sous sa protection : pas de précipitation, pas d'échecs inutiles.
Phase deux : mettre le regroupement en zugzwang. Le dénouement classique est la position de Philidor pour dame contre tour : roi défenseur sur le bord, tour à côté de lui, votre roi à un saut de cavalier du sien, et c'est leur trait. Chaque coup de tour sort désormais de la protection du roi vers un rayon de fourchette ; chaque coup de roi abandonne la tour ou marche vers des menaces de mat. Si la même position survient avec vous au trait, triangulez avec la dame (la dame perd un temps sans effort ; un regroupement roi-tour ne le peut pas) pour rendre le trait. Phase trois : encaisser le butin. Poursuivez la tour en fuite par des échecs jusqu'à ce qu'une fourchette la gagne ; puis c'est le mat de base de la dame.
La défense de la troisième rangée : le dernier piège
La meilleure tentative pratique du défenseur est la défense de la troisième rangée : roi sur la dernière rangée, tour plantée sur sa troisième rangée, construisant une clôture que votre roi ne peut franchir sans être harcelé par des échecs de côté. Cela ressemble à une forteresse. Ce n'en est pas une : la dame s'infiltre derrière la clôture avec une séquence précise de coups tranquilles et d'échecs, attaque la tour par-derrière, et la force à quitter la rangée, après quoi le plan regroupement-et-zugzwang reprend.
C'est la finale où s'entraîner contre une tablebase paie le plus vite : une défense parfaite fait échouer tous les raccourcis humains, et le budget de 31 coups sanctionne toute errance. Une fois que vous avez battu la machine, la version humaine ressemble à une formalité.
Questions
La finale dame contre tour est-elle une nulle ?
Non : sans pion sur l'échiquier, dame contre tour est un gain de tablebase pour la dame en 31 coups au maximum depuis n'importe quelle position gagnante. Elle ne se termine par une nulle que si le gagnant ne connaît pas la méthode, ce qui arrive même dans des parties de maîtres.
Qui gagne dame contre deux tours ?
C'est une finale différente, beaucoup plus équilibrée : deux tours coordonnées valent à peu près une dame, et dame contre deux tours sans pion est généralement nul avec un jeu correct. Le gain forcé de cette page concerne spécifiquement dame contre une seule tour.
Comment le gagnant progresse-t-il contre une tour défenseure ?
Encaissez le roi et la tour vers le bord, atteignez la position standard de zugzwang (roi de l'attaquant à un saut de cavalier de celui du défenseur), et utilisez une triangulation de dame pour rendre le trait au défenseur. Chaque réponse relâche alors la tour, qui tombe à une fourchette en quelques coups.
Qu'est-ce que la défense de la troisième rangée en dame contre tour ?
La configuration la plus solide du défenseur : la tour se tient sur la troisième rangée devant son roi, clôturant le roi attaquant à l'extérieur. Elle échoue face à des manœuvres de dame précises qui attaquent la tour par-derrière, mais elle bat les attaquants qui ne connaissent que les principes généraux.
Ne vous contentez pas de lire, jouez
Chaque position ci-dessous est jouable dès maintenant, gratuitement, sans compte, contre un adversaire calé sur les tablebases qui n'abandonne jamais et explique chaque erreur.
Dame contre tour
Les Blancs jouent et gagnent
Dame contre pion en septième rangée
Les Blancs jouent et gagnent
Faire nulle avec dame contre pion tour
Les Noirs jouent et font nulle
Suivre le programme complet (gratuit)ou affûtez ces finales avec des entraînements notés